Une Voix Dans La Nuit…

Une Voix Dans La Nuit…

LES MONOLOGUES D’UN SOMBRE HÉRÉTIQUE…

Par : Nicolas Janvier.

Décidément Les MÊMES !

Une fois encore,le scénario a foiré !

Comme après les Quatre Actes : Michel Oreste,Oreste Zamor,Davilmar Théodore,Vilbrun Guillaume Sam ; ces Quatre Chefs d’État Haitiens qui se sont succédés très vite,TROP vite,au gré des censeurs étrangers qui avaient considéré que c’était,enfin,TROP ; et que les haitiens en faisaient vraiment TROP…

La goutte d’eau de TROP, ayant été l’assassinat du Président Vilbrun Guillaume Sam ;

Et qui allait motiver,sinon justifier, le débarquement des Marines sur le sol de Dessalines,suivi de l’occupation du pays durant Dix Neuf Années…

Le crime,certes,avait payé ;

Mais ne paya pas les criminels assassins du Président Vilbrun…

Cela avait clairement été un scénario bien mal pensé ;

Un scénario foiré…

UNE Folie contestatrice et un interminable climat de troubles sociaux ayant suivi la parenthèse de paix et d’harmonie de l’ère Jean Claude Duvalier ; voilá que,Trente Cinq années et Vingt Et Un Chefs d’État plus tard,l’on assiste aux MÊMES manoeuvres, aux MÊMES folies, aux MÊMES effusions de sang,semblant devoir se dénouer en ce MÊME scénario foiré ; ou viendront encore les étrangers empocher la mise…

Aggravé,cette fois,par le profil et le drapeau des étrangers concernés…

Cette nouvelle défaite des armes et de l’esprit s’inscrivant dans le MÊME shéma…

Elle nous retrouve,cette honteuse défaite,singeant les vieux artisans des causes de cette humiliation,telle qu’elle nous fut crachée au visage ce 28 Juillet 1915…

Presqu’un remake de ces MÊMES folles aventures…

Sauf que,cette fois,le déshonneur s’annonce de l’Est,de l’autre coté des Pédernales…

Le nationalisme qu’il sied d’assumer, en ces circonstances particulières,sans être,pour autant,singulières ; devant être une forme de pragmatisme fondé sur l’histoire et qui fasse une large part à nos grandeurs passées,nos oeuvres de magnanimité, réalisées un peu partout,mais,surtout,dans cette Sous- Région Amérique dont la reconnaissance et la gratitude ne sont point les vertus premières…

Une large part à nos grandeurs passées ;

Mais,pourquoi pas,aussi,à celles à venir ?

Tenant,cependant,compte de nos présentes faiblesses et,aussi,nos têtues petitesses

SEIZE longues années depuis que mon coeur endolori de citoyen averti,dénonce à grand bruit,-les mêmes causes produisant les mêmes effets — cette imminente humiliation de plus,de TROP pour cette nation meurtrie ;

Il n’a point été entendu !

Les grands belligérants préférant se boucher les oreilles…

MAIS,il ne se taira pas !

MÊME si dans l’obscurité épaisse ;

Dans le soir déja tombé ;

Dans cette nuit opaque ;

Sa Faible Voix risque fort,risque encore,de s’y perdre…

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