Un journal guyanais s’en prend aux immigrants haitiens

Un journal guyanais s’en prend aux immigrants haitiens

Le Guyana Times a publié un article anonyme ce vendredi sous le titre «L’afflux d’Haïtiens en Guyane suscite des préoccupations majeures en matière de santé»

Selon l’article, «Haïti figure parmi les pays les plus performants pour ses statistiques élevées sur le VIH (SIDA) et l’épidémie de choléra, qui a créé de graves problèmes de santé après l’arrivée massive de citoyens en Guyane ces derniers temps».

Plusieurs législateurs américano-haïtiens à New York sont ​​scandalisé par une telle publication sans fondements réels d’un Etat membre de la CARICOM dont fait partie Haiti.

L’auteur de l’article anti haitien, aussi méchant qu’ignorant, a souligné  que «la semaine dernière, des rapports ont indiqué que de nombreuses personnes sont entrées dans le pays via l’aéroport international Cheddi Jagan (CJIA), où des dispositions ont été prises pour leur permettre de se loger dans des hôtels et autres pensions principalement à Georgetown. Cela a été soutenu par des photos montrant des masses d’Haïtiens quittant les installations de l’aéroport en bus avec leurs enfants et leur conjoint.

Haiti vit depuis le début de l’année 2018, l’un des pires moments de son histoire récente à cause d’une crise politique interminable accentuée par la misère, le chomage et l’insécurité généralisée. Ce qui provoque de nouvelles vagues d’émigration au niveau de toutes les couches sociales et les haitiens sont de plus en plus exposés à l’humiliation dans des pays de la région qui jadis, le prenaient comme modèle et raison de fierté.

Mais pour ce qui a trait à l’article du Guyana Times, nous soulignons que le choléra est sur le point d’être éradiqué en Haiti en dépit des problèmes d’eau potable et d’assainissement auxquels fait face le pays à cause de la misère et le taux de personnes séropositive est aujourd’hui l’un des plus bas de la région.

Personne n’aurait imaginé de tels agissements sortir du peuple frère de Guyane, qui vit d’ailleurs ses propres difficultés post coloniales et ayant opté pour le CARICOM, quoique situé presqu’en dehors de l’espace physique de la Caraibe historique et solidaire.

HH/CL

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