Ratification du PM Michel, Cantave fera-t-il preuve de leadership?

Ratification du PM Michel, Cantave fera-t-il preuve de leadership?

Les députés ont ratifié la déclaration de politique générale du Premier Ministre Fritz William Michel, ce mardi avec 76 voix pour et 3 abstentions sur 80 députés présents, incluant le président de la chambre basse, Gary Bodeau, qui ne vote pas, mais dont le leadership a été déterminant à l’aboutissement de ce vote.

La seconde étape vers la mise en place d’un gouvernement en Haiti dépend maintenant du Sénat, où le Président Carl Murat Cantave souffle d’un défaut de leadership et d’autorité manifeste.

L’incapacité du Sénateur de l’Artibonite à faire régner l’ordre au sein du grand corps qu’il dirige serait parfois suspecte, s’il n’avait pas lui même menacé ses pairs d’inviter la police à venir mettre de l’ordre.

Le Sénat est en mode locked selon des observateurs, pour reprendre un concept de désordre politique et de violence pratiqué dans les rues par les membres et sympathisants de l’opposition au Président Jovenel Moise.

En mai, des sénateurs de l’opposition avaient littéralement agressé un premier ministre nommé à l’enceinte du Sénat, briser les meubles, jusqu’à mettre en question leur intégrité physique. Le radicalisme et la violence qui l’accompagne rendent cette institution quasiment dysfonctionnelle. Les réactions du Président Cantave sont toujours celles d’un faible président de bureau qui n’a aucune emprise réelle sur ses collègues et qui ne fait que monter le ton de la voix.

Il faut ajouter à tout cela, la situation de défection du Sénateur Lambert, qui a un certain moment, avait voulu prendre en main la Primature et qui s’est senti roulé par le chef de l’Etat. Il y a deux semaine, Carl Murat Cantave “a appelé le chef de l’État à mettre de l’ordre dans sa majorité s’il veut voir son Premier ministre passer l’étape au Sénat de la République”. Mais, même dans le cas d’une majorité présidentielle ordonnée, on a déjà vu, sous la présidence de Cantave, quatre sénateurs de l’opposition imposer leur volonté à une majorité passive, notamment dans le cas de Lapin.

Le pays est impatient d’avoir un chef de gouvernement légitime pouvant s’attaquer à cette interminable liste de problèmes urgents à adresser, dont l’économie, la misère et le banditisme ambiant. `

S.T.

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