Le rapport du GIEC plaide pour une amélioration de la gestion des terres

Le rapport du GIEC plaide pour une amélioration de la gestion des terres
Dans un communiqué publié à Rome le 8 aout dernier, la FAO a salué la publication du rapport spécial du GIEC, qui présente un état des lieux des dégâts causés à notre planète, soulignant notamment la manière dont les pratiques agricoles non durables et les terres peuvent se révéler être nuisibles et contribuer au changement climatique.

Le rapport propose également des solutions pour réduire ou inverser les répercussions négatives du changement climatique. De nombreuses questions propres à la mission de la FAO sont également couvertes dans ce rapport dont les systèmes alimentaires, l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets ainsi que la protection de la biodiversité.

La contribution de la FAO à ce rapport a été significative.« C’est un rapport alarmant sur la manière dont la dégradation systématique des sols, la coupe des forêts, la désertification, les pratiques agricoles non-durables et la réduction de la biodiversité ont transformé nos terres en source importante de carbone, compromettant ainsi notre sécurité alimentaire et notre environnement, » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe à la FAO en charge du climat et des ressources naturelles.

La FAO pense que le secteur agricole peut à la fois stocker de larges quantités de carbone, par exemple, dans les sols, dans les forêts et dans les océans et devenir plus une solution qu’un problème lorsqu’il s’agit de lutter contre le changement climatique. Dans cette optique, il est vital d’adopter des systèmes agricoles intégrés et plus intelligents et de mettre en place une meilleure gouvernance des forêts, de planifier l’utilisation des terres et de procéder à des changements afin de protéger la biodiversité, d’utiliser les ressources naturelles de manière durable et de promouvoir les services écosystémiques.

Adopter de meilleures pratiques en matière d’alimentation du bétail et de gestion du fumier et faire meilleur usage des technologies telles que les générateurs de biogaz et les dispositifs permettant d’économiser de l’énergie font également partie de la transition vers l’agriculture durable et donc des actions visant à lutter contre le changement climatique. Il est également crucial d’adopter un régime alimentaire diversifié afin d’atténuer la pression sur les ressources naturelles.

Des options telles que de meilleures techniques de récoltes et infrastructures, de meilleurs lieux de stockage chez l’exploitant, transports, emballages et de meilleures formations et techniques de vente peuvent contribuer à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Comme le souligne le rapport, les politiques favorables à la lutte contre le changement climatique et aux terres peuvent grandement contribuer à sauver les ressources naturelles, à renforcer la résilience sociale, à soutenir la restauration écologique et à encourager l’implication et la collaboration des différents acteurs du domaine. D’un autre côté, les politiques favorisant une gestion durable des terres – dont un meilleur accès aux marchés et aux services financiers – l’autonomisation des femmes et des peuples autochtones, la réforme des subventions et celles visant à promouvoir un environnement commercial propice contribuent à lutter contre le changement climatique.

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