Dix ans après le séisme, qu’est ce qu’on a appris par le cataclysme ?

12 janvier 2010, 12 janvier 2021: déjà onze ans depuis que le pays était victime d’un drame sismique restant toujours hanter dans l’esprit des Haïtiens, dévastant notamment la Région Métropolitaine de Port-au-Prince.

La catastrophe a laissé un lourd bilan dont des milliers de bâtiments totalement écrasés, entre 250 000 et 300 000 morts et 300 000 blessés. Les séquelles n’ont pas tardé à venir puisque le nombre des personnes vivant avec un handicap physique a augmenté dans le pays ainsi que les personnes atteintes de troubles mentales. Le besoin d’une prise en charge se faisait ressentir dans les communautés en vue de trouver un effet palliatif dans un premier temps, et une solution durable par la suite.

Cela n’a pas pris du temps pour que l’aide internationale soit manifestée. Six milliards de dollars ont été collectés pour la reconstruction d’Haïti et de mettre le cap sur le développement durable au sein de la société.

Néanmoins son implication factuelle était utile certes, mais de façon simplistes et élémentariste malgré l’ampleur du fonds recueilli.

Les ONG ou la communauté internationale ont mal exploité ce fonds. L’État se mise sur sa pratique individualiste consistant à défendre les gens au pouvoir au lieu de défendre fondamentalement la population.

Dix ans après le séisme on n’a rien appris du cataclysme. Bien que les gouvernements qui se sont succédés, avaient bénéficié un peu du don, plus d’un pense qu’ils pouvaient faire mieux.

Jusqu’à présent sous multi-forme, nous ne sommes pas encore à point contre une éventuelle catastrophe. Nous continuons à ignorer le code de construction en pratiquant la tradition ancienne de construction même s’il existe un mini-progrès au rare exception.

La refondation territoriale doit-être une priorité en prenant en compte toute une panoplie de normes. Dix ans après ce séisme, quelle politique publique a-t-on mis en place afin de réintégrer les handicapés ?

Si les sociétés évoluent à partir de leur réalité, pourquoi Haïti soit l’exception plausible. À nos jours, des bureaux d’État ne sont pas appropriés à cette catégorie ayant la mobilité réduite.

Plus d’une décennie après le séisme, les Haïtiens doivent mieux informer à travers une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale, dans toutes écoles, les églises et les médias y compris les autres communautés pour faire comprendre aux gens surtout aux jeunes et aux enfants quels les sont comportements devant adopter avant, pendant et après un tremblement de terre.

À l’instar du phénomène de tremblement de terre, il est primordial de sensibiliser toutes les communautés sur d’autres catastrophes naturelles, comme le tsunami et le volcan … afin de les mieux aviser, de ne pas rester dans la résignation perpétuelle ou sous dépendance de la prière.

Dieury Ralph ANTOINE

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