Haiti-Banditisme: La Police Nationale, cible des bandits

Haiti-Banditisme: La Police Nationale, cible des bandits

Ce début du mois de juin est marqué par la sortie, d’une part, d’une énième promotion de Commissaires de police, et d’autre part, la graduation de la 30e promotion d’Agents de police de 656 membres. Cela semble être l’actualité et un bon prétexte pour l’ONU de retirer plus de 125 policiers (Rwandais) de son effectif. Comme si le pourrissement de la situation de sécurité en Haiti n’était pas aussi l’échec des Nations-Unies, présente au pays depuis 25 ans.

La réalité est inquiétante. La Police nationale est la cible des bandits et la politique est en train de gangréner le corps; diminuant ainsi la capacité d’une réponse étatique intégrée.

Tantôt des fusillades purement et simplement, tantôt des attaques ciblées. Comment compter, par ces temps marqués par la violence armée, sur une police qui évolue dans la peur. Le récit d’un incident, qui a eu lieu au cours de la semaine dans l’ère du theatre national témoigne du malaise et de l’état de paranoia actuel au sein de la PNH.

Comme c’est ce à quoi est exposé tout utilisateur passant le coupe-gorge Martissant-Place du Bicentenaire-Portail Léogane, un agent de police en civil, à moto et accompagné d’une jeune fille a été intercepté par un groupe de bandits armés qui les ont ensuite emmenés dans leur fief pour être fouillés en bonne et due forme.

Il a fallu, de peu, l’intervention de l’un d’entre les bandits pour lui garder la vie sauve après qu’ils ont réalisé qu’il s’agissait bien d’un policier.  Le bandit a argué avec conviction que ce policier-ci doit être épargné pour lui avoir accorder une chance lors d’un contrôle de la circulation au Portail Léogane. Ce qui a provoqué une vive discussion entre eux. Car semble-t-il, selon la norme du village, c’est la tolérance zéro pour les agents de la police.

Ce récit fait par le policier, dans un message vocal, invitant ses collègues à la prudence et à plus de sagesse fait également état de la stratégie employée par lui pour circuler. Stratégie brulée à présent. Son arme était dissimulée au niveau de son anus et son badge sous sa plante, dans ses chaussettes. Une image qui dit tout dans cette ville où les autorités se complaisent à se plaindre comme tout le monde.

RB/DJL/HH

 

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