Edmond Mulet recommande une conférence pour l’annexion d’Haiti

Edmond Mulet recommande une conférence pour l’annexion d’Haiti

Le très influent diplomate latino américain qui a déjà dirigé plusieurs missions onusiennes en Haiti propose une annexion d’Haiti avec notamment l’installation, en premier lieu, des unités du commandement Sud des Forces armées américaines dans le pays.

Dans une interview accordée au journal anglophone dominicain, Dominican Today, le diplomate a lancé un ballon d’essai en suggérant deux actions spécifiques en guise de recommandations: La première et la plus urgente consiste à porter une assistance dans le cadre de “la crise humanitaire actuelle” en mobilisant les forces nécessaires pour garantir la distribution de nourriture aux Haïtiens et la deuxième action à entreprendre consiste en l’organisation d’une “conférence internationale sur Haïti”, avec la participation des pays d’Amérique latine, de l’Union européenne (la France et l’Espagne), du Canada et des États-Unis pour prendre les décisions.

Le diplomate souligne que la situation actuelle d’Haiti requiert de nouveaux mandats qui ne se limiteront guère dans le temps ni au maintien de la paix. Il sollicite un mandat exécutif pour une prise en charge réelle soulignant qu’en général les mandats des missions pour la paix et la sécurité ne peuvent durer que vingt ans.

Haiti fait face depuis le départ de Duvalier a une expérience difficile de transition vers la démocratie et l’alternance politique où, les Nations Unies sont directement impliquées, soient par des missions techniques ou l’occupation effective du territoire. L’ONU peut être tenue responsable du mal développement et le chaos actuel au même titre que les haitiens. Il en est de même de la responsabilité de tous ces pays cités par Mulet qui devraient statuer sur l’avenir du pays et qui se sont ouvertement opposés à toutes démarches de remise en place des Forces armées d’Haiti ou certaines démarches bilatérales vers un développement économique.

Ces deux dernières années sont marquées par l’insécurité, une série de manifestations violentes de l’opposition politique, l’échec des institutions et le déploiement de gangs armés à travers tout le pays. Dans les media occidentaux, la narrative de “pays le plus pauvre de l’hémisphère” fait graduellement place à celle d’Haiti “un pays qui n’existe plus”.

HH

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