Clash entre Core Group et Exécutif haitien suite à la publication de deux décrets du président Moïse

Clash entre Core Group et Exécutif haitien suite à la publication de deux décrets du  président Moïse

Le Core Group a remonté les brettelles du pouvoir en place après la publication des deux derniers au journal officiel “Le Moniteur”, le 26 novembre dernier.

Aux yeux du Core Group, ces deux décrets ne sont pas conformes “à certains principes fondamentaux de la démocratie, de l’état de droit, et des droits civils et politiques des citoyens”.

Dans ce communiqué publié samedi 13 décembre, le Core Group juge que certains faits qualifiés d’actes terroristes par le décret sur le renforcement de la sécurité publique, n’en relèvent pas.

Le Core Group s’insurge également sur la création de l’Agence nationale d’intelligence (ANI), accordant aux agents de ladite institution “une quasi-immunité juridique, ouvrant ainsi la voie à des abus.”

Selon le Core Group, ces deux décrets ont été pris dans des domaines, qui relèvent de la compétence d’un Parlement alors que ce dernier est dysfonctionnel depuis le lundi 13 janvier 2020.

Le Core Group presse par ailleurs l’équipe au pouvoir à organiser les élections législatives au plus vite parlement, élu par l’organisation des élections législatives plus vite, dès que les conditions d’un scrutin démocratique seront réunis.

Si le Premier ministre Joseph Jouthe a illico réagi, avec usage, sur son compte Twitter samedi sur la prise de position du Core Group, de son côté, le secrétaire général du Conseil des ministres, Renald Lubérice s’emporte sur Twitter. “Nous avons assez vu, assez vécu. De nos amis , nous pouvons recevoir des conseils. Mais point de leçon à recevoir. Toutes les leçons du passé ont été néfastes. Si vous en doutez encore, admirez-en les actuels résultats », écrit-il.

Le Premier ministre Joseph Jouthe dit prendre connaissance du communiqué du Core Group de ce 12 décembre.

“Je reste persuadé que le Core Group continuera à nous aider à réfléchir sur la manière de mettre fin aux exactions des groupes armés qui sèment l’insécurité, la terreur et le deuil dans les familles. Ces agissements et comportements empêchent les autorités haïtiennes de travailler pour une meilleure performance en matière de droits humains, et permettre à Haïti de jouer pleinement son rôle dans le concert des nations”, justifie le chef du gouvernement.

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