Assassinat de Jovenel Moise: le pouvoir en place sollicite une intervention américaine

Le gouvernement intérimaire d’Haïti a déclaré qu’il avait demandé aux États-Unis de déployer des troupes pour protéger les infrastructures clés alors qu’il tentait de stabiliser le pays et de préparer les élections au lendemain de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Au milieu de la confusion, des centaines d’Haïtiens se sont rassemblés devant l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, sollicitant l’asile afin de quitter la capitale haitienne. Les femmes portaient des bébés et les jeunes hommes agitaient passeports et cartes d’identité en criant : « Refuge ! à l’aide!”

“Nous avons vraiment besoin d’aide et nous avons demandé de l’aide à nos partenaires internationaux”, a déclaré le Premier ministre par intérim Claude Joseph à l’Associated Press lors d’un entretien téléphonique vendredi soir. “Nous pensons que nos partenaires peuvent aider la police nationale à résoudre la situation.”

L’étonnante demande de soutien militaire américain a rappelé le tumulte qui a suivi le dernier assassinat présidentiel d’Haïti, en 1915, lorsqu’une foule en colère a traîné le président Vilbrun Guillaume Sam hors de l’ambassade de France et l’a battu à mort. En réponse, le président Woodrow Wilson a envoyé les Marines en Haïti, justifiant l’occupation militaire américaine – qui a duré près de deux décennies – comme un moyen d’éviter l’anarchie.

A présent, l’administration américaine se montre peu intéressée à intervenir même quand tous les signaux font croire qu’une nouvelle intervention étrangère est imminente en Haiti, toujours sans forces armées r|elles depuis la dernière intervention des marines en 1994 pour restaurer la démocratie. Une démocratie sur mesure qui se cherche encore.

HH

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