L’Église protestante n’a plus la tête aux fêtes et du nouvel an, plutôt demande le départ de Jovenel Moïse

La Conférence des pasteurs haïtiens (CPH) a présenté un constat sombre de la situation du pays. Pour cette structure, il ne peut y avoir ni fêtes, ni célébrations à l’occasion de la Noël et du nouvel an. L’Église protestante prêche de préférence le soulèvement populaire contre le pouvoir en place.

La CPH dénonce “la dictature instaurée par le pouvoir en place et la prise en otage du pays par, selon elle, des flibustiers nationaux et internationaux” alors que la majorité des Haïtiens continue de moisir dans la misère et le désespoir.

La CPH déplore le climat d’insécurité qui ne cesse de faire des victimes. Face à ce constat, l’Église protestante exige le départ de Jovenel Moïse le 7 février 2021.

« Le mandat constitutionnel du président de la République, M. Jovenel Moïse, arrive à échéance le 7 février 2021 (article 134-2). Cependant, le chef de l’État, en guise de se préparer à transmettre pacifiquement le pouvoir à un gouvernement de transition, se lance dans une dynamique de confrontation en faisant des mises en place qui montrent clairement sa volonté de s’accrocher au pouvoir, au-delà de son mandat constitutionnel… », ont souligné ces pasteurs.

Ils en profitent pour critiquer le pouvoir en place et sa machine à décrets. Pour la Conférence des pasteurs haïtiens, ce comportement prouve l’orientation dictatoriale du président Jovenel Moïse et du régime PHTK et alliés. Les actes posés au cours des onze derniers mois sont plus que suffisants pour édifier la population, disent-ils.

A noter que 87% de la population viennent de se prononcer en faveur de l’élaboration d’une nouvelle constitution pour le pays, l’une des initiatives en cours du président Jovenel Moise, qui est par ailleurs, très critiqué pour des décrets relatifs à la mise en place d’un service secret et le classement des manifestations des rues au rang d’actes terroristes.

HH

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